Un cerveau de plus ?

Les poulpes ont… 9 CERVEAUX🧠. Et peuvent apprendre. Et mémoriser. Et si son bras est coupé il peut repousser. Ils peuvent changer de couleur et… de TEXTURE ! Tu peux changer de texture toi ? Non ben voilà, ça va être dur de pécho, j’en ai bien peur…

Ou est ma team C’est pas sorcier un jour c’est pas sorcier toujours ? 🌱 😁

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Sorcière de plage

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La sorcière menace l’ordre établi. Bien au delà de se gratter le sable des fesses à la plage, mais vous vous en doutiez. Premièrement elle menace par le contrôle de sa fertilité, le choix de faire ce qu’elle voudra de son corps. Son corps qui est l’objet permanent du contrôle, de la pression sociale. La sorcière n’agit pas comme on voudrait qu’elle agisse. Qui agit comme elle veut. On lui fait le chantage à l’identité : n’est pas féminine celle qui ne travaille pas à tisser l’harmonie du groupe. Est garçon manqué celle qui veut diriger ses pairs. Et en creux, n’est pas féminine celle qui ne doute pas. La sorcière menace l’ordre en soutenant ses soeurs, en dynamitant la compétition entre soeurs. La sorcière est un symbole, qui dépasse bien l’idée de « femme » je pense. Est sorcière toute personne qui subit une oppression, une pression à la norme, et décide de s’en extraire, en inventant sa manière, en s’alliant aux pairs, et aux alliés. Car le symbole de la sorcière n’exclut pas : on peut aimer la sorcière, et être son allié.e, en lui portant soutien, admiration.

Je vous supplie de prendre les 2 minutes 27 qu’il vous faudra pour regarder la vidéo de la fantastique sorcière-commédienne Ina Mihalache :

 

 

 

Pourquoi les sorcières vous demandez-vous ? Mona Chollet qui a écrit le livre Sorcières — La Puissance invaincue des femmes à la rentrée 2018 vous explique dans une interview à Ballast – « Mona Chollet, construire une puissance féminine »

En musique vous préférez ? Glissez vous dans la voix de la terrible Juliette Nourredine

 

Je vous embrasse toutes et tous

Débats à poil(s)

Parlons déforestation.

Je suis de mariage cet après midi ❤️, je n’ai pas assumé mollets aisselles naturels alors que je promène mes poils a l’air libre depuis qu’il fait beau sans soucis. Cette dissonance cognitive de fou quand on sait que cette histoire de poil est une objectification comme les autres du corps féminin, une forme relou de plus de contrôler les corps et que merde ça suffit🧐… Et qu’en même temps je trouve que ça le fait pas pour une occasion comme un mariage et je peux pas m’empêcher de ratiboiser. Je me sens honnêtement honteuse de me dire qu’on pourrait trouver que j’ai l’air « sale » avec mes poils chéris. Gni.. C’est à devenir folle. 🤯

Je vais vous dire une histoire symptomatique, quand j’étais gosse, fin du primaire, c’est moi qui ait dit à ma mère qu’elle devrait se raser quand on était à la plage🏖️ que ça le faisait pas. La pression est venu d’en dehors du cercle famille. J’avais tellement intériorisé que je lui ai foutu cette pression. Je vous dis ça pour souligner que le plus dur je trouve avec ces histoires de sexisme et de corps c’est qu’on est nos pire tortionnaires, on se flique nous même comme personne ne nous flique. Et on se flique entre nous. Entre femmes.> please, sororité, ne plus transmettre le virus en commentant les autres. Les idées patriarcales sont un virus, qui nous a pris pour hôte. Il faut lui pourrir la vie. Ne pas le transmettre, l’obliger à côtoyer des autres idées-virus plus libres… 😉💪

C’est bon pour les mecs comme pour les meufs. Chassez le virus dans vos têtes. Des bisous 🌷et bon courage.

Avant de Partir allez absolument lire le site du collectif Liberté Pilosité Sororité qui a mené une étude sur plus de 6000 femmes et leur rapport aux poils. Et des actions pour sortir de cette auto-agressivité. Comme des sorties entre poilues 😃

Publiée dans Yggdrasil !

Il est (enfin) disponible !! 🎉

Je suis super fière d’avoir été sélectionnée pour faire partie des contributions au premier numéro de Yggdrasil, le tout nouveau magazine de Pablo Servigne sur la transition !

J’y raconte en témoignage BD le mastère spécialisé éco-ingenierie que j’ai fait cette année à Toulouse INP. 😊

Au delà de ça vous y trouverez de nombreux articles, interviews inspirantes (on y prédit même la date de décès de Edgar Morin pour 2039)

Il est en kioske, foncez !

Entre en résistance avec les supermarchés coopératifs !

Tu sais bien que les supermarchés se font une sacré marge sur tes poireaux et te vendent des avocats 🥑 qui voyagent plus que toi, pas vrai ? 🚢

Entre en résistance en trouvant le supermarché coopératif le plus proche de chez soi. Mode d’emploi dans la dernière newsletter Semo de @Foodandcom qui cause distribution (on va faire un tour chez Les 400 Coop supermarché coopératif inspirant 😊) illustrée par ma pomme 🍏.

À lire ici :
https://mailchi.mp/602a847a5045/newsletter-ete-2?fbclid=IwAR2pB_a1GhzHM3Jv_tQCty8wZ03sdXl5QJ4Gp96wUP9jj2vr8Ulpo8wQ2yI

Si manger et parler de manger te passionne, inscrit toi à la newsletter, pas de spamming c’est une fois par saison !

« Tu n’as qu’à ne pas y penser »

Aujourd’hui, jour de #grèveduclimat climat, je vous propose qu’on parle des impacts de l’engagement sur nos vies. Et d’hypersensibilité. 🌪️

J’ai rencontré une personne qui m’a raconté avoir passé des nuits blanches depuis qu’elle a intégré un groupe de militants climats. Je trouve ça assez fou et bien intéressant comme sujet. Comment gérer dans la durabilité, sans épuiser les militant.Es..? Quelque soit les sujets d’engagement. Elle m’a dit spontanément être hypersensible et que ça n’arrangeait rien à l’affaire.

Vous avez aussi vécu des nuits presque blanches d’impuissance et de colère ? HEUREUSEMENT ce n’est pas tous les jours, vous connaissez peut être le U de l’acceptation : Quand on est en haut du U on arrive à cultiver son jardin, faire de son mieux et se foutre relativement la paix. Quand on est au fond du U, impossible de décrocher du tsunamis d’émotions 🌊 effondrement, excision, déterminisme social, lobbying, sans-abrisme dansent en farandole dans la salle de contrôle de ma tête. Chaque action que je fais engendre des considérations pour ses impacts a échelle globale. C’est l’enfer. Puis acceptation, nous revoilà en haut du U et c’est reparti. Yahou.

Vient le fameux « tu n’as qu’à ne pas y penser ». AVIS À LA POPULATION 📢 : je pense qu’on n’est pas égaux pour ne pas y penser. Le peu que j’ai lu sur les cerveaux hypersensibles, c’est que c’est justement leur spécificité de galèrer a débrancher🔌, de tout relier tout le temps au global 🌏 et d’encaisser une empathie débordante (cf Je pense trop de Christelle Petitcollin).

Et LE PIRE 🤯 dans tout ça c’est la culpabilité qui vient S’AJOUTER au reste. « je suis nulle de ne pas arriver à ne pas y penser », « j’ai le privilège de pouvoir me poser ces questions et je me plains ». C’est le sur accident… Et ça décourage mes proches (coucou maman 😘)

Qu’est ce qu’on fait ? Envoyez vos techniques. Les miennes c’est essayer de détourner mon attention de la spirale infernale 🌪️ en me distrayant, agir aussi, manifester, dessiner pour des asso et aussi agir sur ce que je peux contrôler (concrètement je plie mes culottes au carré et je les range par dégradé. Comme ça vous savez).

Et méditer ou essayer de se rappeler que ça s’arrête un jour…. Pour le moment je n’y arrive pas ! 😊

Plus d’infos la :

Self-care la nouvelle injonction- La Gazette des femmes pour comprendre comment militer sans se bruler pour une cause et comment éviter que le fait de prendre soin de soi soit devienne une énième injonction.

Neuro-droitier, neuro-typique, comment faire la différence – Des Graines et des Ailes, accompagnement des HyperSensibles et des HyperPotentiels pour y voir plus clair dans tous ces termes qui fleurissent (zèbres et autres hyper quelque-chose) pour se comprendre ou comprendre ses proches 🙂 Cet article est riche, précis et bien sourcé, je recommande.

Bon courage 🙂

Les légu… quoi ?

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Le rapport du Giec (Groupement intergouvernemental d’étude de l’évolution du Climat) en octobre nous laissait 12 ans pour tout changer avant d’entrer dans l’irréversible catastrophe climatique d’un réchauffement global de plus de 2°C. Puis celui de l’IBPES (observatoire international de la biodiversité, 150 chercheurs de tous pays, parrainés par l’Onu)… maintenant est sans appel sur le niveau de dégradation du vivant. Et moi qui vous écrit depuis mon ordi sachant bien ce que ça implique de matières extraites et dans quelles conditions… Ce dessin me paraît encore bien optimiste. Un peu de déni, ce soir on danse le lindy hop Place de la république.

.

Bon quand même je craque : Si vous voulez en savoir plus, sachez que ces deux organismes sont des organisations ONUsiennes, donc les membres sont les pays, pas les chercheurs. Et ce ne sont pas des labos, ils font une « revue de presse » de la littérature scientifique mondiale au sujet du climat. Ils publient des énormes rapports qui servent devraient servir de référence scientifique dans les  prises de décisions politiques au sujet du climat et de nos modes de vie.

Ce qu’il faut retenir du rapport du GIEC sur la hausse globale des températures – Le Monde – Octobre 2018

Biodiversité : les 7 conclusions à retenir du rapport de l’IPBES – Géo – Mai 2019

Qu’est ce que le Giec ? Jean Marc Jancovici – 2008 (article très facile pour tout comprendre du fonctionnement scientifique de cette assemblée)

En court : « Le réchauffement climatique » signifie une hausse des températures moyennes au niveau du sol (de 1,5° ou de 5, c’est le sujet) MAIS AUSSI de nombreuses réactions en chaines entrainant entre autres l’augmentation de la fréquence des épisodes climatiques extrêmes (donc quand ils fait caille et qu’on fait les malins « gnagna réchauffement climatique mes fesses » on se gourre), acidification des sols, des océans, augmentation jusqu’à 1m du niveau des océans, moins de poissons à pécher, des sols qui ne se régénèrent plus parce que le vivant du sol est mort, et donc plus compliqué de faire à manger, conséquences géopolitiques, mouvements migratoires, guerres pour des ressources.

On ne parle pas de la fin des girafes ou des ours polaires, on ne parle pas de la fin du ski. On parle de l’eau potable, de la nourriture quotidienne et de l’air à respirer. Et comme c’est tellement énorme : ça nous tétanise. (je vous parle de militantisme environnemental bientôt).

Ne pas être tétanisé : voter, manifester, se renseigner, transmettre, agir pour être en cohérence avec son système de valeur dans la mesure du possible, chercher partout les interstices, les actions politiques ou individuelles… en résumé : faire exister un imaginaire de société inspirant.

Cette illustration est parue dans les articles du média Semo pour qui je dessine régulièrement autour de la transition alimentaire.

Semo, semeurs de récits – Média inspirant de l’agence Food and Com autour de l’alimentation durable

PS: aujourd’hui c’est le jour du dépassement Européen.

Plantez une graine !

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La deuxième newsletter que j’illustre est sortie ! (joie)
Elle regroupe les derniers articles du blog sur la transition alimentaire de Semo Transition. C’est le printemps et les articles du moment sont regroupés sous la bannière :

Préserver la biodiversité : rencontre avec ces résistants à la privatisation du vivant

 

 

 

 

Vous y découvrirez qui décide quoi à propos des graines et des interviews des gaulois réfractaires qui résistent encore et toujours et de plus en plus 🙂 Un bon moyen de se donner le moral !

L’article sur les semences ici

Tous les articles sur la transition alimentaire ici

…et pour s’inscrire à la newsletter et recevoir mes jolis dessins par mail à chaque saison (contenu de qualité garanti), au bas de la page des articles !

 

Chère bronchite

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Chère toi,

Voilà un mois et demi que je t’accueille dans mes poumons, chauffage intégral et taux d’humidité stable, je comprends que tu t’y sentes bien,

Mais le cocooning ne peut pas durer éternellement, il me semble qu’il est temps que de prendre ton envol, de sortir du cocon et d’aller inventer ta vie dans le printemps.

Parfois il faut laisser ceux qu’on aime tu sais.

Je t’embrasse.

.

(après deux périodes d’antibiotiques sans effet, une radio de la cage thoracique, des corticoïdes aux effets secondaires apocalyptiques, une tentative de grog verveine avec trop de rhum, du bécotide quotidien, les huiles essentielles du grand livre des plantes, du repos, des jus de citron quotidiens, des lavages à l’actisoufre dégoûtants, des tentatives d’interprétations métaphorique « manquerais-je d’air ? Quel conflit larvé m’étouffe donc..? « , un tirage de tarot chinois par la divine jade,… Je tente l’invocation au départ par le dessin. Si vous avez des propositions de techniques.. Je prends.)

Prenez soin de vous ❤️

Nouveau partenariat : BD et alimentation durable !

Je commence un tout nouveau partenariat avec une agence de communication pour l’alimentation durable (basée à Toulouse et à Paris) : Food and Com, à chaque saison, elles enverront une newsletter sur un sujet de fond avec mes illustrations dedans ! 🎨

Le genre de sujets qui nous intéressent :

Thématisée, vous y découvrirez des initiatives qui sont en train de construire l’alimentation de demain. 👩‍🌾

Des personnes aussi qui ont choisies de s’engager pour la transition alimentaire. ✍️

La prochaine newsletter par exemple parle des tiers lieux, ces lieux où l’on explore les nouvelles agricultures, où l’on vit, où l’on cuisine, où l’on travaille ensemble : migrants, sans abris, travailleurs, publics passagers… Je l’ai lue pour dessiner, elle est super ! 🥦

La première sera envoyée DEMAIN (jeudi 21 Fev) !! (oui je m’y prends au dernier moment)

Alors cliquez là et inscrivez vous : www.foodandcom.fr/#newsletter

Hâte de vous montrer ça !

La bise ❤

L’exposition « #metoo, Un an après » comme si vous y étiez (avec les explications!)

 

Vidéo réalisée par Marine Clerc et Lucie Lespinasse de Science Po Toulouse.

J’ai réalisé l’exposition #metoo, un an après en Octobre 2018. Ses 10 tableaux ont été exposés dans deux lieux qui démocratisent la culture à Toulouse pendant 2 mois :

Je vous explique tout : « Lorsque l’actrice Alyssa Milano appelle sur Twitter toutes celles qui ont subi des violences à caractère sexuel à utiliser le mot-clé #metoo (« moi aussi »), les réponses abondent en provenance du monde entier. Nous sommes mi-octobre 2017, peu de temps après la publication de premiers témoignages d’accusation de viol contre le producteur de cinéma Harvey Weinstein. Le #metoo avait été lancé en 2007 par Tamara Burke pour les femmes noires aux États-Unis.

L’actrice dit vouloir « donner aux gens une idée de l’ampleur du problème ». En quelques jours, ce mot-clé est utilisé plus de deux millions de fois sur Twitter par des utilisatrices de 85 pays. Le mouvement est immense et le monde ouvre les yeux sur l’ampleur des violences faites aux femmes.

Un an après ces événements, j’ai eu envie de revenir en couleur sur ce phénomène mondial et ses répercussions. En mélangeant les supports et les techniques, j’ai souhaité créer une fresque pour décliner les multiples impacts que ce mouvement a eut dans les quotidiens. Il a eu au moins ce mérite d’ouvrir le dialogue dans les intimités, d’être prétexte à amener le sujet sur la table.

Ce travail est basé sur une série d’interview de personnes d’âges et de nationalités différentes autour du mouvement #metoo. Les journaux qui servent de matière première ont été récoltés et accumulés toute l’année.

J’ai souhaité aborder ici les questions du corps, de la culture du viol, la place des hommes des réactions masculines variées, de l’intimité, des réactions qui s’opposèrent au mouvement, du rôle des mots dans nos conditionnements, du futur…

Médias mixtes : illustration, encre, écrits, collages…

Mathilde François.

 

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La lettre de Catherine Deneuve et consoeurs défendant le droit à être importunées

Retour sur cette expérience : C’est un vrai plaisir de se confronter au fait d’exposer. Mettre sa production dans l’espace public m’a demandé un sacré lâcher-prise. C’était intéressant de découvrir que les retours des gens étaient si variés, chacun•e est touché•e par quelque chose de différent. Il faut beaucoup d’aplomb pour tenir bon en présentant une exposition sur un sujet comme les agressions sexuelles, ou le féminisme. Ces sujets enflamment vite les conversations.

Merci à vous tous et toutes pour votre soutien et votre présence, virtuelle et physique !

Le blog du Muséum parle de ma BD dino (et des coulisses du concours)

« Pour Mathilde, qui avait pris une année pour se consacrer à la BD, le projet est tombé à point nommé. Elle qui raconte avoir grandi devant les émissions scientifiques « C’est pas sorcier ». »

Le Muséum de Toulouse​ parle des artistes du concours et publie ma BD du dino-croco de l’aventure du concours Razana dans un article de son blog :  Ils ont raconté Razana !

Il y a aussi la vidéo des gagnants du Prix du Jury, super classe. Ça fait bien de revenir sur ce projet !

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Être hypersensible… c’est très pratique.

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Oui, Rogue dans Harry Potter.

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Aujourd’hui 13 Janvier, c’est la première journée consacrée à l’hypersensibilité et à ses différentes formes grâce à l’appel du Psychiatre Saverio Tomasella, en partenariat avec Psychologies Magazine.

Mais qui sont les hypersensibles ? On dirait un club fermé auquel on appartient ou pas. Effectivement c’est le risque de cette journée. Je préfère essayer de ne pas trop mettre d’étiquette sur les gens et sur moi, dire « cette personne est une hypersensible, celle là non », ça m’embête.

Parce que ce sont des traits de caractère spécifiques qui font l’hypersensibilité, on peut s’y retrouver beaucoup ou peu et surtout, on peut s’y retrouver de temps en temps ou tous les jours.

Quelle forme ça prend ? Voilà une liste non exhaustive de caractéristiques :

  • Les informations perçues par les 5 sens sont souvent trop intenses (trop de lumière, trop de bruit…)
  • Débordements émotionnels fréquents : colère, excitation…
  • Les émotions des autres sont envahissantes (surtout la peine) : hyper-empathie
  • Le cerveau ne s’arrête jamais de pédaler (pouvant provoquer des insomnies)
  • Incapacité à prioriser les signaux (comme les conversations dans un lieu public)
  • Hyper conscience de l’environnement
  • Angoisse importante, alimentée par ce mental envahissant
  • Difficultés à centrer sa pensée
  • Difficultés à ne faire qu’une chose à la fois
  • Souhait urgent de rendre service aux autres
  • Difficulté à faire des compromis, besoin d’absolu
  • Forte créativité et imagination
  • Sensible à la douleur
  • Besoin de s’isoler pour se libérer de toutes stimulations
  • Profondément ému par les arts et/ou la musique
  • Sursaute facilement
  • Évite les conflits ou les films contenant des scènes de violence

Peut être que vous vous reconnaissez, ou reconnaissez vos proches.

Quoi qu’il en soit, être « trop sensible », « débordé•e par son empathie » sont des caractéristiques qui ne sont pas trop mises en valeur dans l’imaginaire culturel occidental. Surtout si on regarde les personnes en situation de réussite professionnelle dans les films, les pubs, les médias : il ou elle est stable, calme, et contrôle la situation.

Les personnes qui manifestent leur sensibilité sont qualifiées d’immatures ou de fragiles. On leur a déjà dit « tu exagères.. », « tu dois t’endurcir », « mais enfin lâche prise »…

Alors que je me dis que dans le contexte environnemental et social actuel il serait peut être temps de redonner de la valeur à des traits de caractères qui mettent les liens au centre. L’empathie, la sensibilité sont peut être nos ressources pour construire une société plus résiliente.

Alors si vous avez déjà essayé de « corriger » ces caractéristiques chez vous, arrêtez ça, c’est un coup à se rendre malade. Vous êtes super comme vous êtes. Et sachez qu’il existe de nombreuses ressources pour apprendre à bien vivre son hypersensibilité et/ou prendre soin des hypersensibles autour de vous.

En voilà quelques unes que j’aime bien :

Cette conférence TedX de 15min : The gentle power of highly sensitive people (Le pouvoir des personnes hautement sensibles). Elena Herdieckerhof vous explique génialement pourquoi ces traits de caractères peuvent être fantastiques et comment agir avec les hypersensibles de notre entourage ou avec soi même si on se reconnait dans ces profils.

Cet article de Psychologies Magazine : Hypersensibles… et heureux ! dans lequel Saverio Tomasella, psychanalyste nous explique comment apprivoiser ce trait de caractère.

Le livre Je Pense Trop de Christelle Petitcollinque j’ai lu et conseillé souvent et qui décortique complètement le profil de l’hypersensible, et propose des pistes pour « apprivoiser ce mental envahissant ».

L’association des Hyper-Sensibles qui organise des rencontres dans plusieurs villes de France.

Attention : le risque avec ces ressources c’est de bloquer sur la distinction « les hypersensibles et les autres » qui est super désagréable. Alors qu’en passant au delà on peut apprendre bien des choses et garder ce qui nous plait.

Comme dit le site des Surchauffés du bulbe à ce sujet (je vous jure c’est leur vrai nom) : « l’idée est de se débarrasser des catégories et de vivre sa vie en étant plus proche de soi-même, en aménageant son quotidien en fonction de ce qu’on a appris. »

Bon courage ! 🙂

PS : ça fait longtemps que je n’avais pas fait un long article de blog, ça fait du bien ! ❤

 

This is not consent


Spoiler alert : ceci n’est pas un signe de consentement.

Personnellement j’aime la pédagogie et ma patience est sans limite pour les bonnes causes 😊. S’il faut faire la liste explicite de tout ce qui n’est pas une marque de consentement je peux le faire.

Un string en dentelle n’est pas une marque de consentement.
Un pyjama bleu non plus.👘
Des talons aiguilles échasses non plus 👠
Des chaussettes imprimées cerises non plus.🧦
Du rouge à lèvre non plus.💄
Une combinaison de ski non plus.🧣
Un bob cochonou non plus.🎩
Un t shirt avec écris « violez moi » non plus. 👕
Un slip sur la tête non plus.👙
Une absence de vêtements non plus.🍑

Bref on est pas couché-es… POUR CELLES ET CEUX QUI AURAIENT LOUPÉ L’INFO :
Un accusé de viol je sais plus où en Irlande je crois à été acquitté ce mois ci, la défense a en effet réussi à argumenté que la victime était sûrement consentante au vu des sous vêtements en dentelles qu’elle portait. Bien. Fantastique.

Donc il y a eu appel à montrer ses sous vêtement et à dire qu’un string en dentelle n’est en rien une marque de consentement.

By the way samedi 24 Novembre à 14h, Marche contre les violences sexistes et sexuelles, il faut des moyens, du fric !!! pour que les professionnels soient formés et que ces conneries moyenâgeuse n’arrivent plus.

Cherchez le point de départ dans votre ville sur le site du mouvement Nous Toutes.

Harcèlement scolaire

Je profite de ce 8 Novembre, jour de lutte contre le harcèlement scolaire pour vous reposer ce dessin de Juin :

2018 07 05_Harcellement scolaire

Le harcèlement scolaire est un fléau.

Il touche tous les âge. 3 ans ou 20 ans.

Les conséquences du harcèlement scolaire peuvent être pour toute la vie et peuvent mener à une tentative de suicide.

Les victimes en parlent rarement aux adultes de peur que la situation empire.

Les réponses des adultes, quand ils s’en rendent compte, sont souvent maladroites.

Et comme le harcèlement professionnel, le harcèlement scolaire fonctionne toujours avec les même mécanismes qu’il faut connaître pour comprendre le système et l’enrayer.

Le harcèlement scolaire se construit sur la stigmatisation de la différence.

Parents, renseignez vous pour le repérer et apporter une réponse adaptée, sans minimisation de ce que dit l’enfant, qui se concentre sur le vécu de la personne victime.

La priorité est que la victime sorte de la peur.

Quelles ressources ?

Extrait du premier article :

« Ceci dit, je crois que sur le coup, le harcèlement scolaire me permettait juste de m’amuser et de me sentir bien ; dans ma tête d’enfant de huit ans j’évitais de trop y réfléchir, parce que maltraiter ce pauvre garçon m’aidait à me construire socialement, à m’imposer.

Mais dans ma tête, c’était amusant, jouissif, et surtout cela me permettait d’exister. Quitte à rabaisser l’autre.  »

 

Allez, bon courage ! 🙂

 

La méditation c’est facile (#inktober day30)

« Ne pensez à rien »… Plus grosse blague du 21ème siècle de ce coté occidentalisé du monde au moins !

PS : Inktober c’est fini ! C’était un sacré challenge, pas fait tous les jours mais c’était bien motivant. 2018 10 28 Pleine Concience 12018 10 28 Pleine Concience 22018 10 28 Pleine Concience 3

 

Bon je n’ai pas fait que dormir pendant ces 4 jours de formation.

Je vous mets là le site de notre super chouette formatrice, Aurélie : http://www.mindfulway.be

Bonne méditation !