Les règles, ça se règle ?

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Le congé menstruel (ça existe comme nom) est en débat. « Oui c’est important », « non ça va discriminer les personnes qui portent un utérus et qui ont des menstruations ».

Dans la même catégorie de sujets militants : les protections hygiéniques !! Nécessité de détaxer (entre autres mesures) pour que ça ne soit pas du luxe mais un produit de première nécessité. La précarité menstruelle ça existe aussi, au delà du concept. Et règlementer pour que ça ne soit plus possible de coller du chlore dans nos muqueuses.

N’hésitez pas à aller voir cet article : Précarité menstruelle : combien coûtent les règles dans la vie d’une femme ? – Les décodeurs du Monde

 

Cuite sociale

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Dimanche matin dans un café-bistrot parisien, verres de blanc au comptoir, « remets m’en un » 🍷, éclats de voix, on se connaît bien, l’ambiance est chaleureuse, la télé en fond.

Je ne crois pas avoir entendu dans un seul media un peu large spectre que la violence venait des CRS, je tiens à « rassurer ». Je suis restée coi et sur les fesses, de surprise. à la fois pas d’accord, et à la fois empathique avec le patron qui s’inquiétait pour son bistro et sa vitrine. Bon alors j’ai capturé le moment.

Je vous ressors ce qu’on m’avait expliqué une fois à propos de la violence : il y a 3 sortes de violences, la violence du système, la violence qui s’y oppose et la violence qui réprime celle qui s’oppose.

🗓️ prochaines manifs :

Si l’on vous insulte puis qu’on vous dit « c’est pour rire » : guide d’autodéfense psychologique

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Voilà la lettre que j’aurais aimé qu’on m’écrive quand je me faisais harceler à l’école par mes « copines ». Je la certifie valable pour toute forme de harcèlement, humiliation, violence verbale, au travail, à l’école, en famille, à la maison, en couple ou entre ami·e·s.

Si l’on vous insulte puis qu’on vous dit « c’est pour rire », ne les croyez pas.

Si l’on vous insulte puis qu’on vous dit « c’est pour rire », opposez-vous, ne serait-ce que mentalement, il en va de votre survie d’être humain.

Si l’on vous insulte puis qu’on vous dit « c’est pour rire », on vous ment. Dire « c’est pour rire » c’est nier le contrat implicite de la sémantique (sémantique = « sens ») : derrière chaque mot il y a un sens. Pourquoi parlons nous la même langue ? C’est que nous sommes relié·e·s par un contrat concernant le sens des mots. Le contrat dit « ce mot possède cette signification ». Tu adhères à ce contrat ? alors nous parlons la même langue, nous sommes donc en lien par le langage. Ce mot est une insulte, ce mot là n’en n’est pas une, c’est dans le contrat. Le langage est une forme de relation.

Si l’on vous insulte puis qu’on vous dit « c’est pour rire », on se permet de vous faire croire que le contrat est différent, ici et maintenant, avec ces personnes là. « cette insulte n’est en fait pas une insulte ». On vous dit que vous avez tort de croire ce qui est écrit dans le contrat. Or le contrat, et donc la relation aux autres humains et à nous même. Si l’on rompt le contrat, on rompt la relation. C’est donc qu’on vous retire la considération qu’on doit à un humain. On vous dit « vous ne valez pas que je respecte le contrat avec vous ». Tout en vous forçant à croire que c’est normal en disant « c’est pour rire ». C’est de la maltraitance.

Si l’on vous insulte puis qu’on vous dit « c’est pour rire », vous êtes probablement dans un piège. C’est du chantage : « soit tu ris avec moi et tu es dans mon groupe, soit tu t’opposes et on va probablement te traiter de rabat joie, te dire que tu nuis au groupe ». Reconnaissez le chantage. Le chantage est une maltraitance.

Si l’on vous insulte puis qu’on vous dit « c’est pour rire » et que vous les croyez, méfiez vous. Vous pourriez rire. Vous pourriez vous dire « ça ne me vexe pas, il ne faut pas le prendre au sérieux ». Vous pourriez même trouver ça tellement « pour rire » que vous en viendriez à vous insulter vous même plus tard. Pour rire avec les autres.

J’ai un exemple d’un garçon dans mon lycée qui jouait à se traiter lui même de « sale voleur d’arabe ». Et ça faisait rire le groupe. Quand je me suis interposée, on m’a dit que j’étais ennuyeuse, que c’était lui même qui riait.

Pourquoi faisait il cela ? Pourquoi feriez vous cela, vous insulter ? Parce que le rire inclus. Le rire sert à appartenir au groupe. Et en riant aux insultes qu’on vous fait, vous faites partie. Or rien de plus rassurant que de faire partie du groupe. Accepte d’être maltraité, et de trouver ça normal, et tu appartiendras à mon groupe. Et quel prix on paye pour ça ? L’insulte viendra dans votre esprit se loger. Se normaliser. On paye le prix de l’intégrité morale (= le respect de notre personne morale). On paye le prix de rajouter de la violence dans l’espace commun. On prépare le terreau qui normalise la violence morale. Et donc ensuite la violence physique.

Dans mon école d’ingénieur·e·s, j’ai l’exemple de personnes qui avaient même créé un groupe facebook pour pouvoir faire de l' »humour libre » tranquille. (Entendez « humour insultant »).

Ce n’est pas facile de s’opposer. Mais on peut le faire dans sa tête pour commencer. Se formuler « Ce n’est pas normal, je ne devrais pas être insulté·e ». C’est se donner à soi la reconnaissance d’humain à humain, c’est très puissant. Les personnes qui ont été maltraitées longtemps sauront vous dire comme c’est un pas incroyable ce moment où l’on reconnait ce qui nous est arrivé, où l’on se dit à soi même : « ce n’est pas normal ». A un·e ami·e, on le dirait instantanément « ce n’est pas normal ». À c’est plus dur parfois.

Si l’on vous insulte puis qu’on vous dit « c’est pour rire » n’oubliez pas que vous avez du pouvoir. Votre pouvoir, en tant que récepteur·trice·s de l’insulte est de faire part aux émetteurs de votre réaction à ce message. Le nommer : « salope » est une insulte, tu m’as donc insultée. Et dire comment vous le prenez (votre ressenti) « c’est douloureux, désagréable pour moi d’entendre « salope ». Je me sens blessée« , puis votre besoin « j’ai besoin de respect » et potentiellement votre demande « je te demande de ne plus m’insulter à l’avenir ». Et vous laissez l’émetteur·trice face aux conséquences de ses actes. Plus votre réaction aura mis l’inconfort dans la situation sociale, plus elle aura d’impact. Ne cherchez pas à résoudre le conflit. Laissez le peser sur la personne qui l’a créé : l’émetteur·trice de l’insulte.

On ne peut pas ne pas communiquer. Donc ne pas réagir c’est ne pas s’opposer, c’est donc collaborer. C’est encourager la situation. Mais parfois on n’a pas le choix, on ne peut pas réagir, on est menacé·e, dans un rapport de force. Et ce n’est pas grave de ne pas réagir. Mais dans notre tête, nous sommes libres : nous pouvons nous opposer. Dire « ce n’est pas normal ».

Opposez vous, ne serait-ce que mentalement, il en va de votre survie d’être humain.

Sources (et ressources) :

1// Dans Une logique de la communication de Paul Watzlawick, Janet Bauvin et Don D Jackson, on apprend grand nombre de choses à ces sujets :

  • Les individus éprouvent leur existence à travers le fait d’être en relation.
  • Le langage est basé sur un contrat sémantique « ce mot a ce sens là »
  • Chaque parole, chaque comportement, chaque non comportement est une communication. On ne peut pas ne pas communiquer.
  • Chaque émission a des effets sur le récepteur, et la réaction du récepteur au message reçu aura des effets sur l’émetteur. Visibles ou non, mais de manière certaine.
  • Donc le langage (entendez toute forme de communication) a des conséquences réelles. Même « pour rire ».

2// Les étapes de communication sont issues de la Communication Non Violente. A lire : Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs. Ou plutôt aller en atelier autour de ces sujets. Attention contrairement à ce qu’on pourrait penser, la communication non violente permet de se positionner quand on n’est pas d’accord.

(pour les toulousain·e·s voir les fantastiques ateliers du très professionnel François Hirschowitz)

3// Pour savoir comment gérer les situations de conflits autrement qu’en se taisant, lire ou faire lire la bande dessinée Emotions, enquête et mode d’emploi.

Nouvelle collaboration alimentaire : le restaurant idéal vu par Semo

Encore un fructueux partenariat avec le fantastique blog de transition alimentaire Semo, semeurs de récits ! Cette saison, on traite le sujet du Restaurant idéal, ça ressemblerait à quoi ?

J’ai TOUT donné pour faire ces illustrations, beaucoup d’amour, de temps et découverte de mon nouvel outil tablette graphique ! Voyez plutôt :

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Morgane et Mathilde nous racontent dans cet article : « Nous avons essayé de trouver ce restaurant mesurant l’ensemble de ces impacts sur les écosystèmes, étudiant sa production et sa gouvernance. Nous en avons décelé des plus ou moins engagés, mais aucun ne remplit tous les critères de la restauration responsable. Nous saluons évidemment tous les engagements entrepris par ces restaurateurs et restauratrices et nous sommes loin d’avoir effectué un tour de France des concepts de restauration responsable.  Alors nous est venue l’idée de raconter une histoire… » lire la suite ici.iLLU 2-newsletterautomne2019_signée

La bise 🙂

Rosa La Rouge

La réponse à mes questions d’il y a deux jours (>>cf dessin précédent) est arrivée sous la forme d’une BD brûlante sur la vie de Rosa Luxembourg🌪️, autrice communiste du 20eme siècle qui a connu la prison, le handicap, le non droit de vote, la révolution allemande ! 🔥

« N’oubliez pas, même si vous êtes occupés, même si vous traversez la cour à la hâte, absorbés par vos tâches urgentes, n’oubliez pas de lever la tête un instant et de jeter un oeil à ces immenses nuages argentés et au paisible océan bleu dans lequel ils nagent. » Rosa Luxembourg. (elle dit aussi plein de trucs sur l’accumulation de capital et sur la révolution, je recommande chaudement 🎉)

Un cerveau de plus ?

Les poulpes ont… 9 CERVEAUX🧠. Et peuvent apprendre. Et mémoriser. Et si son bras est coupé il peut repousser. Ils peuvent changer de couleur et… de TEXTURE ! Tu peux changer de texture toi ? Non ben voilà, ça va être dur de pécho, j’en ai bien peur…

Ou est ma team C’est pas sorcier un jour c’est pas sorcier toujours ? 🌱 😁

Sorcière de plage

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La sorcière menace l’ordre établi. Bien au delà de se gratter le sable des fesses à la plage, mais vous vous en doutiez. Premièrement elle menace par le contrôle de sa fertilité, le choix de faire ce qu’elle voudra de son corps. Son corps qui est l’objet permanent du contrôle, de la pression sociale. La sorcière n’agit pas comme on voudrait qu’elle agisse. Qui agit comme elle veut. On lui fait le chantage à l’identité : n’est pas féminine celle qui ne travaille pas à tisser l’harmonie du groupe. Est garçon manqué celle qui veut diriger ses pairs. Et en creux, n’est pas féminine celle qui ne doute pas. La sorcière menace l’ordre en soutenant ses soeurs, en dynamitant la compétition entre soeurs. La sorcière est un symbole, qui dépasse bien l’idée de « femme » je pense. Est sorcière toute personne qui subit une oppression, une pression à la norme, et décide de s’en extraire, en inventant sa manière, en s’alliant aux pairs, et aux alliés. Car le symbole de la sorcière n’exclut pas : on peut aimer la sorcière, et être son allié.e, en lui portant soutien, admiration.

Je vous supplie de prendre les 2 minutes 27 qu’il vous faudra pour regarder la vidéo de la fantastique sorcière-commédienne Ina Mihalache :

 

 

 

Pourquoi les sorcières vous demandez-vous ? Mona Chollet qui a écrit le livre Sorcières — La Puissance invaincue des femmes à la rentrée 2018 vous explique dans une interview à Ballast – « Mona Chollet, construire une puissance féminine »

En musique vous préférez ? Glissez vous dans la voix de la terrible Juliette Nourredine

 

Je vous embrasse toutes et tous

Débats à poil(s)

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Parlons déforestation.Je suis de mariage cet après midi ❤️, je n’ai pas assumé mollets aisselles naturels alors que je promène mes poils a l’air libre depuis qu’il fait beau sans soucis. Cette dissonance cognitive de fou quand on sait que cette histoire de poil est une objectification comme les autres du corps féminin, une forme relou de plus de contrôler les corps et que merde ça suffit🧐… Et qu’en même temps je trouve que ça le fait pas pour une occasion comme un mariage et je peux pas m’empêcher de ratiboiser. Je me sens honnêtement honteuse de me dire qu’on pourrait trouver que j’ai l’air « sale » avec mes poils chéris. Gni.. C’est à devenir folle. 🤯Je vais vous dire une histoire symptomatique, quand j’étais gosse, fin du primaire, c’est moi qui ait dit à ma mère qu’elle devrait se raser quand on était à la plage🏖️ que ça le faisait pas. La pression est venu d’en dehors du cercle famille. J’avais tellement intériorisé que je lui ai foutu cette pression. Je vous dis ça pour souligner que le plus dur je trouve avec ces histoires de sexisme et de corps c’est qu’on est nos pire tortionnaires, on se flique nous même comme personne ne nous flique. Et on se flique entre nous. Entre femmes.> please, sororité, ne plus transmettre le virus en commentant les autres. Les idées patriarcales sont un virus, qui nous a pris pour hôte. Il faut lui pourrir la vie. Ne pas le transmettre, l’obliger à côtoyer des autres idées-virus plus libres… 😉💪C’est bon pour les mecs comme pour les meufs. Chassez le virus dans vos têtes. Des bisous 🌷et bon courage.Avant de Partir allez absolument lire le site du collectif Liberté Pilosité Sororité qui a mené une étude sur plus de 6000 femmes et leur rapport aux poils. Et des actions pour sortir de cette auto-agressivité. Comme des sorties entre poilues 😃

Publiée dans Yggdrasil !

Il est (enfin) disponible !! 🎉

Je suis super fière d’avoir été sélectionnée pour faire partie des contributions au premier numéro de Yggdrasil, le tout nouveau magazine de Pablo Servigne sur la transition !

J’y raconte en témoignage BD le mastère spécialisé éco-ingenierie que j’ai fait cette année à Toulouse INP. 😊

Au delà de ça vous y trouverez de nombreux articles, interviews inspirantes (on y prédit même la date de décès de Edgar Morin pour 2039)

Il est en kioske, foncez !

Entre en résistance avec les supermarchés coopératifs !

Tu sais bien que les supermarchés se font une sacré marge sur tes poireaux et te vendent des avocats 🥑 qui voyagent plus que toi, pas vrai ? 🚢

Entre en résistance en trouvant le supermarché coopératif le plus proche de chez soi. Mode d’emploi dans la dernière newsletter Semo de @Foodandcom qui cause distribution (on va faire un tour chez Les 400 Coop supermarché coopératif inspirant 😊) illustrée par ma pomme 🍏.

À lire ici :
https://mailchi.mp/602a847a5045/newsletter-ete-2?fbclid=IwAR2pB_a1GhzHM3Jv_tQCty8wZ03sdXl5QJ4Gp96wUP9jj2vr8Ulpo8wQ2yI

Si manger et parler de manger te passionne, inscrit toi à la newsletter, pas de spamming c’est une fois par saison !

« Tu n’as qu’à ne pas y penser »

Aujourd’hui, jour de #grèveduclimat climat, je vous propose qu’on parle des impacts de l’engagement sur nos vies. Et d’hypersensibilité. 🌪️

J’ai rencontré une personne qui m’a raconté avoir passé des nuits blanches depuis qu’elle a intégré un groupe de militants climats. Je trouve ça assez fou et bien intéressant comme sujet. Comment gérer dans la durabilité, sans épuiser les militant.Es..? Quelque soit les sujets d’engagement. Elle m’a dit spontanément être hypersensible et que ça n’arrangeait rien à l’affaire.

Vous avez aussi vécu des nuits presque blanches d’impuissance et de colère ? HEUREUSEMENT ce n’est pas tous les jours, vous connaissez peut être le U de l’acceptation : Quand on est en haut du U on arrive à cultiver son jardin, faire de son mieux et se foutre relativement la paix. Quand on est au fond du U, impossible de décrocher du tsunamis d’émotions 🌊 effondrement, excision, déterminisme social, lobbying, sans-abrisme dansent en farandole dans la salle de contrôle de ma tête. Chaque action que je fais engendre des considérations pour ses impacts a échelle globale. C’est l’enfer. Puis acceptation, nous revoilà en haut du U et c’est reparti. Yahou.

Vient le fameux « tu n’as qu’à ne pas y penser ». AVIS À LA POPULATION 📢 : je pense qu’on n’est pas égaux pour ne pas y penser. Le peu que j’ai lu sur les cerveaux hypersensibles, c’est que c’est justement leur spécificité de galèrer a débrancher🔌, de tout relier tout le temps au global 🌏 et d’encaisser une empathie débordante (cf Je pense trop de Christelle Petitcollin).

Et LE PIRE 🤯 dans tout ça c’est la culpabilité qui vient S’AJOUTER au reste. « je suis nulle de ne pas arriver à ne pas y penser », « j’ai le privilège de pouvoir me poser ces questions et je me plains ». C’est le sur accident… Et ça décourage mes proches (coucou maman 😘)

Qu’est ce qu’on fait ? Envoyez vos techniques. Les miennes c’est essayer de détourner mon attention de la spirale infernale 🌪️ en me distrayant, agir aussi, manifester, dessiner pour des asso et aussi agir sur ce que je peux contrôler (concrètement je plie mes culottes au carré et je les range par dégradé. Comme ça vous savez).

Et méditer ou essayer de se rappeler que ça s’arrête un jour…. Pour le moment je n’y arrive pas ! 😊

Plus d’infos la :

Self-care la nouvelle injonction- La Gazette des femmes pour comprendre comment militer sans se bruler pour une cause et comment éviter que le fait de prendre soin de soi soit devienne une énième injonction.

Neuro-droitier, neuro-typique, comment faire la différence – Des Graines et des Ailes, accompagnement des HyperSensibles et des HyperPotentiels pour y voir plus clair dans tous ces termes qui fleurissent (zèbres et autres hyper quelque-chose) pour se comprendre ou comprendre ses proches 🙂 Cet article est riche, précis et bien sourcé, je recommande.

Bon courage 🙂

Les légu… quoi ?

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Le rapport du Giec (Groupement intergouvernemental d’étude de l’évolution du Climat) en octobre nous laissait 12 ans pour tout changer avant d’entrer dans l’irréversible catastrophe climatique d’un réchauffement global de plus de 2°C. Puis celui de l’IBPES (observatoire international de la biodiversité, 150 chercheurs de tous pays, parrainés par l’Onu)… maintenant est sans appel sur le niveau de dégradation du vivant. Et moi qui vous écrit depuis mon ordi sachant bien ce que ça implique de matières extraites et dans quelles conditions… Ce dessin me paraît encore bien optimiste. Un peu de déni, ce soir on danse le lindy hop Place de la république.

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Bon quand même je craque : Si vous voulez en savoir plus, sachez que ces deux organismes sont des organisations ONUsiennes, donc les membres sont les pays, pas les chercheurs. Et ce ne sont pas des labos, ils font une « revue de presse » de la littérature scientifique mondiale au sujet du climat. Ils publient des énormes rapports qui servent devraient servir de référence scientifique dans les  prises de décisions politiques au sujet du climat et de nos modes de vie.

Ce qu’il faut retenir du rapport du GIEC sur la hausse globale des températures – Le Monde – Octobre 2018

Biodiversité : les 7 conclusions à retenir du rapport de l’IPBES – Géo – Mai 2019

Qu’est ce que le Giec ? Jean Marc Jancovici – 2008 (article très facile pour tout comprendre du fonctionnement scientifique de cette assemblée)

En court : « Le réchauffement climatique » signifie une hausse des températures moyennes au niveau du sol (de 1,5° ou de 5, c’est le sujet) MAIS AUSSI de nombreuses réactions en chaines entrainant entre autres l’augmentation de la fréquence des épisodes climatiques extrêmes (donc quand ils fait caille et qu’on fait les malins « gnagna réchauffement climatique mes fesses » on se gourre), acidification des sols, des océans, augmentation jusqu’à 1m du niveau des océans, moins de poissons à pécher, des sols qui ne se régénèrent plus parce que le vivant du sol est mort, et donc plus compliqué de faire à manger, conséquences géopolitiques, mouvements migratoires, guerres pour des ressources.

On ne parle pas de la fin des girafes ou des ours polaires, on ne parle pas de la fin du ski. On parle de l’eau potable, de la nourriture quotidienne et de l’air à respirer. Et comme c’est tellement énorme : ça nous tétanise. (je vous parle de militantisme environnemental bientôt).

Ne pas être tétanisé : voter, manifester, se renseigner, transmettre, agir pour être en cohérence avec son système de valeur dans la mesure du possible, chercher partout les interstices, les actions politiques ou individuelles… en résumé : faire exister un imaginaire de société inspirant.

Cette illustration est parue dans les articles du média Semo pour qui je dessine régulièrement autour de la transition alimentaire.

Semo, semeurs de récits – Média inspirant de l’agence Food and Com autour de l’alimentation durable

PS: aujourd’hui c’est le jour du dépassement Européen.

Plantez une graine !

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La deuxième newsletter que j’illustre est sortie ! (joie)
Elle regroupe les derniers articles du blog sur la transition alimentaire de Semo Transition. C’est le printemps et les articles du moment sont regroupés sous la bannière :

Préserver la biodiversité : rencontre avec ces résistants à la privatisation du vivant

 

 

 

 

Vous y découvrirez qui décide quoi à propos des graines et des interviews des gaulois réfractaires qui résistent encore et toujours et de plus en plus 🙂 Un bon moyen de se donner le moral !

L’article sur les semences ici

Tous les articles sur la transition alimentaire ici

…et pour s’inscrire à la newsletter et recevoir mes jolis dessins par mail à chaque saison (contenu de qualité garanti), au bas de la page des articles !

 

Chère bronchite

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Chère toi,

Voilà un mois et demi que je t’accueille dans mes poumons, chauffage intégral et taux d’humidité stable, je comprends que tu t’y sentes bien,

Mais le cocooning ne peut pas durer éternellement, il me semble qu’il est temps que de prendre ton envol, de sortir du cocon et d’aller inventer ta vie dans le printemps.

Parfois il faut laisser ceux qu’on aime tu sais.

Je t’embrasse.

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(après deux périodes d’antibiotiques sans effet, une radio de la cage thoracique, des corticoïdes aux effets secondaires apocalyptiques, une tentative de grog verveine avec trop de rhum, du bécotide quotidien, les huiles essentielles du grand livre des plantes, du repos, des jus de citron quotidiens, des lavages à l’actisoufre dégoûtants, des tentatives d’interprétations métaphorique « manquerais-je d’air ? Quel conflit larvé m’étouffe donc..? « , un tirage de tarot chinois par la divine jade,… Je tente l’invocation au départ par le dessin. Si vous avez des propositions de techniques.. Je prends.)

Prenez soin de vous ❤️

Nouveau partenariat : BD et alimentation durable !

Je commence un tout nouveau partenariat avec une agence de communication pour l’alimentation durable (basée à Toulouse et à Paris) : Food and Com, à chaque saison, elles enverront une newsletter sur un sujet de fond avec mes illustrations dedans ! 🎨

Le genre de sujets qui nous intéressent :

Thématisée, vous y découvrirez des initiatives qui sont en train de construire l’alimentation de demain. 👩‍🌾

Des personnes aussi qui ont choisies de s’engager pour la transition alimentaire. ✍️

La prochaine newsletter par exemple parle des tiers lieux, ces lieux où l’on explore les nouvelles agricultures, où l’on vit, où l’on cuisine, où l’on travaille ensemble : migrants, sans abris, travailleurs, publics passagers… Je l’ai lue pour dessiner, elle est super ! 🥦

La première sera envoyée DEMAIN (jeudi 21 Fev) !! (oui je m’y prends au dernier moment)

Alors cliquez là et inscrivez vous : www.foodandcom.fr/#newsletter

Hâte de vous montrer ça !

La bise ❤

L’exposition « #metoo, Un an après » comme si vous y étiez (avec les explications!)

 

Vidéo réalisée par Marine Clerc et Lucie Lespinasse de Science Po Toulouse.

J’ai réalisé l’exposition #metoo, un an après en Octobre 2018. Ses 10 tableaux ont été exposés dans deux lieux qui démocratisent la culture à Toulouse pendant 2 mois :

Je vous explique tout : « Lorsque l’actrice Alyssa Milano appelle sur Twitter toutes celles qui ont subi des violences à caractère sexuel à utiliser le mot-clé #metoo (« moi aussi »), les réponses abondent en provenance du monde entier. Nous sommes mi-octobre 2017, peu de temps après la publication de premiers témoignages d’accusation de viol contre le producteur de cinéma Harvey Weinstein. Le #metoo avait été lancé en 2007 par Tamara Burke pour les femmes noires aux États-Unis.

L’actrice dit vouloir « donner aux gens une idée de l’ampleur du problème ». En quelques jours, ce mot-clé est utilisé plus de deux millions de fois sur Twitter par des utilisatrices de 85 pays. Le mouvement est immense et le monde ouvre les yeux sur l’ampleur des violences faites aux femmes.

Un an après ces événements, j’ai eu envie de revenir en couleur sur ce phénomène mondial et ses répercussions. En mélangeant les supports et les techniques, j’ai souhaité créer une fresque pour décliner les multiples impacts que ce mouvement a eut dans les quotidiens. Il a eu au moins ce mérite d’ouvrir le dialogue dans les intimités, d’être prétexte à amener le sujet sur la table.

Ce travail est basé sur une série d’interview de personnes d’âges et de nationalités différentes autour du mouvement #metoo. Les journaux qui servent de matière première ont été récoltés et accumulés toute l’année.

J’ai souhaité aborder ici les questions du corps, de la culture du viol, la place des hommes des réactions masculines variées, de l’intimité, des réactions qui s’opposèrent au mouvement, du rôle des mots dans nos conditionnements, du futur…

Médias mixtes : illustration, encre, écrits, collages…

Mathilde François.

 

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La lettre de Catherine Deneuve et consoeurs défendant le droit à être importunées

Retour sur cette expérience : C’est un vrai plaisir de se confronter au fait d’exposer. Mettre sa production dans l’espace public m’a demandé un sacré lâcher-prise. C’était intéressant de découvrir que les retours des gens étaient si variés, chacun•e est touché•e par quelque chose de différent. Il faut beaucoup d’aplomb pour tenir bon en présentant une exposition sur un sujet comme les agressions sexuelles, ou le féminisme. Ces sujets enflamment vite les conversations.

Merci à vous tous et toutes pour votre soutien et votre présence, virtuelle et physique !